Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939 - Lot 1

Lot 1
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Résultat : 15 200EUR
Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939 - Lot 1
Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939) Projet de décor pour le prologue de l'opéra « Boris Godounov » (1934) Gouache, aquarelle et encre sur carton, signé et daté en bas à droite « Constant Korovine 1934 » et titré en bas à gauche « Boris Godounow / Prologue / Deuxième tableau » et annoté à la mine de plomb « Le couronnement ». Encadré. Dimensions à vue : 42 x 51 cm Dimensions avec le cadre : 55 x 64 cm Provenance - Grégoire HALEVY dit Grégoire RAISSOFF (18.. - Paris, 1973), ténor d'opéra. - Puis par descendance. Historique Créé en 1874, l'opéra « Boris Godounov » de Modeste Moussorgski, inspiré du drame d'Alexandre Pouchkine, occupe une place centrale dans le répertoire lyrique russe : oeuvre dramatique à l'esthétique réaliste et historique, il a marqué une étape majeure dans la modernisation de l'opéra russe. Pour la représentation de 1908 au Théâtre du Bolchoï, les décors et costumes furent confiés à Konstantin Korovine, qui y déploya un univers visuel riche, directement inspiré des traditions ancestrales russes. À l'époque où le grand Fiodor Chaliapine incarnait le rôle-titre pour la gloire du dernier tsar de toutes les Russies, il était accompagné sur scène par un ténor remarquable au timbre clair, « presque blanc », du nom de Grégoire Raïssoff, qui interprétait le rôle du prince Chouïsky. Ce dernier, figure importante de la première génération d'interprètes, développa une passion pour le répertoire russe, en particulier pour « Le Coq d'Or » de Rimski-Korsakov. Pour cette relecture fidèle à l'esprit originel, il fit appel à Constantin Korovine. Plus de 1 500 m² de toiles peintes et deux cents costumes somptueux témoignèrent du soin exceptionnel porté à cette reconstitution. Les tissus précieux, soieries, velours, brocards, lamés, furent enrichis de motifs peints à la main et parfois ornés de poudres d'or et d'argent. Des artisans spécialisés confectionnèrent également boucliers, armures, épées, hallebardes, casques, bottes et perruques, tandis que d'autres réalisèrent bijoux, diadèmes et couronnes en verre coloré. Si une partie des costumes fut dispersée en 1978 lors d'une vente à Paris par la fille de Grégoire Raïssoff, les décors et costumes présentés dans cette vente sont tout à fait inédits. Tous réalisés par Korovine pour cette production de 1934, ils ont été préservés jusqu'à aujourd'hui dans la descendance de Grégoire Raïssoff. Cette redécouverte offre un éclairage précieux sur le corpus scénographique de Korovine, révélant une facette tardive et méconnue de son oeuvre, quelques années avant sa disparition, et témoignant de son engagement sincère pour l'art lyrique et les ballets jusqu'à la fin de sa carrière. Expert : Maxime Charron - 06 5000 6551 - maxime-charron.com Le retrait des lots se fera sur rendez-vous à partir du 17 Septembre à Paris XVe (Métro : Pasteur)
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