Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939 - Lot 27

Lot 27
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2000 - 3000 EUR
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Résultat : 13 000EUR
Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939 - Lot 27
Constantin Alexeïevitch KOROVINE (Moscou, 1861 - Paris, 1939) Projet de costume pour « La reine de Shemakcha » pour l'opéra « Le Coq d'Or » (1935) Aquarelle, encre et rehauts argentés sur papier, signé et daté en bas à gauche « Constant Korovine 1935 » et titré en haut « Le Coq d'Or / La Reine de Shemakcha ». Encadré. Dimensions à vue : 41 x 32 cm Provenance - Grégoire HALEVY dit Grégoire RAISSOFF (18.. - Paris, 1973), ténor d'opéra. - Puis par descendance. Historique Créé à Moscou en 1909, l'opéra en trois actes « Le Coq d'Or » de Rimski-Korsakov, inspiré d'un conte en vers de Pouchkine, constitue une oeuvre à part dans le répertoire lyrique russe : satire du pouvoir tsariste dissimulée sous les atours d'une féerie orientalisante, il fut censuré du vivant du compositeur. Dès la création, les décors et costumes furent confiés à Constantin Korovine, alors principal décorateur du Théâtre Impérial, qui élabora un univers visuel d'une grande richesse, nourri des motifs de l'ancienne Russie. Vingt-cinq ans plus tard, en 1934, Grégoire Raïssoff, ténor qui avait incarné le rôle de l'Astrologue dès les premières représentations de 1910, décida de recréer l'opéra à Paris, à ses frais. Pour cette relecture fidèle à l'esprit originel, il fit appel à Korovine lui-même, désormais exilé en France, qui reprit et adapta ses propres maquettes de 1909 pour cette nouvelle réalisation. Réalisés dans les ateliers parisiens, les décors (plus de 1 500 m² de toiles peintes) et les deux cents costumes témoignaient d'un raffinement exceptionnel, incluant soieries, brocards, dont la plupart étaient peints à la fin et appliqués de poudres d'or et d'argent. Si une partie des costumes fut dispersée en 1978 lors d'une vente à Paris par la fille de Grégoire Raïssoff, les décors présentés dans cette vente sont tout à fait inédits. Tous réalisés par Korovine pour cette production de 1934, ils ont été préservés jusqu'à aujourd'hui dans la descendance de Grégoire Raïssoff. Cette redécouverte offre un éclairage précieux sur le corpus scénographique de Korovine, révélant une facette tardive et méconnue de son oeuvre, quelques années avant sa disparition, et témoignant de son engagement sincère pour l'art lyrique et les ballets jusqu'à la fin de sa carrière. Expert : Maxime Charron - 06 5000 6551 - maxime-charron.com Le retrait des lots se fera sur rendez-vous à partir du 17 Septembre à Paris XVe (Métro : Pasteur)
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