GRÈCE. Nikolaos SPILIADIS (1785-1867) patriote grec, il fut - Lot 21

Lot n° 21
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GRÈCE. Nikolaos SPILIADIS (1785-1867) patriote grec, il fut - Lot 21
GRÈCE. Nikolaos SPILIADIS (1785-1867) patriote grec, il fut nommé en 1828 Secrétaire d'État et ministre de l'Intérieur sous Capodistrias, jusqu'à l'assassinat de ce dernier en 1831. MANUSCRIT autographe, Réfutation…, 1838; 307pages in-fol. (32 x 21,5 cm) sur 157 ff., relié demi-chagrin brun à coins, titre au dos doré en grec ANEKΔOTON KAI AYTOΓPAΦON ΣYΓΓPAMMA ΠEPI THΣ EΛΛHNIKHΣ EΠANAΣTAΣΩΣ; (réparations et déchirures à qqs ff., qqs ff déreliés; reliure usagée). Précieux manuscrit historique inédit sur les événements qui ont suivi l'indépendance de la Grèce en 1821 et le gouvernement de Capodistrias. Le manuscrit, en français avec quelques documents cités en grec, est abondamment raturé et corrigé, avec des additions et des passages biffés. Il est paginé par l'auteur, et les feuillets numérotés au composteur (à partir du 5e). La fin manque (probablement un ou deux feuillets, après les derniers feuillets déreliés). Le titre figure en tête: «Réfutation faite l'an mil huit cent trente huit de l'ouvrage intitulé ... publié par Mr F. Thiersch l'an 1833 par un Grec l'an 1838», avec une épigraphe de Diderot: «La calomnie disparaît à la mort de l'homme obscur; mais debout auprès de l'urne du grand homme, elle s'occupe encore après des siècles à remuer sa cendre avec un poignard». Après l'assassinat à Nauplie du président Jean CAPODISTRIAS en 1831, le Bavarois Friedrich THIERSH (1784-1860), alors lui-même membre du gouvernement grec, publia en 1833 à Leipzig un ouvrage en deux tomes intitulé De l'état actuel de la Grèce et des moyens d'arriver à sa restauration, critiquant vivement l'action de Capodistrias. Spiliadis jugea nécessaire de réfuter point par point les inexactitudes, voire les mensonges, de Thiersch et de ceux qui, même indirectement, étaient selon lui responsables de la disparition d'un homme d'État remarquable qui devait restaurer la grandeur de la Grèce. Le présent manuscrit, d'un grand intérêt historique, fut préparé par Spiliadis en vue d'une publication qui ne vit jamais le jour. il est resté totalement inédit. Son contenu, émanant d'un témoin direct, proche collaborateur de Capodistrias, révèle des renseignements précieux sur cette période cruciale de la renaissance grecque. Il est rédigé en 1838, alors que, depuis 1833, la Grèce est gouvernée par Othon Ier, souverain d'origine bavaroise imposé par les puissances européennes. Citons le début: «La famille de Capodistrias était illustre par ses vertus; mais l'homme supérieur issu de cette famille n'avait pas besoin de l'illustration de sa famille, comme n'en avait Napoléon le Grand, pour s'élever au faite de la gloire. La Nature se fait un plaisir de prodiguer ses dons à ceux qui n'ont pas à se vanter d'une origine illustre; c'est parmi eux qu'elle fait naître souvent les grands hommes; le comte J.A. Capodistrias, qui pouvait se vanter encore de sa naissance, était un grand homme; il en fut admiré de tout le monde. Il avait tant d'instruction que n'en avait monsieur Thiersch, qui, tout savant qu'il était, n'avait pas appris le livre du monde, que le compte Capodistrias connaissait à fond. M. Thiersch était né pour être tout au plus un homme de lettres. Capodistrias était né pour commander encore aux hommes de lettres, et les rendre utiles à la société, pour le bonheur de laquelle avait consacré toute sa vie. […] Capodistrias était le nouveau Socrate de la Grèce […] il mourut, ainsi que l'ancien, insulté et calomnié pour avoir fait le bien de sa patrie»… Expert : Thierry BODIN : lesautographes@wanadoo.fr - 01 45 48 25 31 Le retrait des lots se fera sur rendez-vous impératif à Paris XVe (Métro : Sèvres-Lecourbe ou Pasteur). [L'adresse exacte vous sera communiquée après entier paiement du bordereau, lors de la prise du rendez-vous]
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